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LPOWER : créez votre propre modèle d’accomplissement (3/3)

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Ce n’est pas tant écrire le livre que de franchir le cap de partager ces mots publiquement qui a été le plus grand défi. Ces mots, qui se sont enchaînés avec cœur et instinct, sont le reflet des valeurs, expériences et apprentissages que je souhaite profondément incarner chaque jour… et transmettre.

Et si on disait stop au stress et à une vie en pilotage automatique ? Femme, mère, professionnelle, toutes ces casquettes se mélangent et nous épuisent. Mais au fond je veux quoi moi ?

LPOWER : créez votre propre modèle d’accomplissement, c’est le livre qui parle de ce jour où vous, moi, avons décidé de nous réapproprier notre énergie et le leadership de notre vie. Vous avez le pouvoir de créer la vie que vous méritez.

J’ai longtemps cru que la vie devait être faite de renoncements. Je n’assumais pas mes ambitions de vie, ni la personne que je voulais vraiment être. Pourtant en apparence j’avais tout… jusqu’au jour où ma santé m’a rattrapée, en me mettant à terre. Une épreuve difficile mais salvatrice ; à la fois si banale et unique en son genre, cela a été le catalyseur de deux années de recherches, de découvertes et d’apprentissages en quête d’une vie qui fasse sens. Et non : les sacrifices ne sont pas indispensables à l’équation !

Ce livre, c’est la synthèse de près de 3 années d’introspection, de recherches, et d’échanges qui ont abouti à cet itinéraire, à la fois introspectif et de mise en action. Je vous propose de décrypter et mettre en pratique avec le workbook qui l’accompagne les quatre grandes étapes de ce cheminement sur-mesure : Accepter, Réinitialiser, Préparer et Agir.

Et c’est avec un mélange de fierté, d’humilité, d’excitation et de peur que je vous partage ici sur le Blog la première partie : Accepter – Guérir du passé, ce n’est pas l’oublier.

Retrouvez chaque dimanche d’août en exclusivité un nouvel extrait de mon livre LPOWER ici sur le Blog. Avant sa parution le 03 septembre 2020 !

Et en attendant, je vous offre l’intégralité de la première partie en téléchargement, ainsi que les exercices de coaching qui l’accompagnent juste ici !

Chapitre 3 : la force (méconnue) du mental [extrait]

Vous aurez probablement fait le lien entre la prise de conscience de l’existence de nos systèmes de croyances, du principe de l’acceptation, et la perception de nos échecs : ils constituent une partie de ce que l’on appelle le Mental. Le mental sera l’ingrédient indispensable pour réussir à surmonter et accepter son passé, gérer la douleur (physique ou morale) et la maladie, mais aussi nous préparer à accueillir l’incertitude que représente notre cheminement vers cette vie que l’on pense ou espère mériter, mais que l’on ne sait pas (encore !) comment atteindre.

Le mental est un processus

Avoir un mental d’acier. Être faible ou influençable. Avoir l’esprit de compétition, un mental de gagnant ou alors plutôt de perdant… Le mental est un terme que l’on emploie ou auquel nous faisons indirectement référence de manière extrêmement courante ; sans pour autant se poser la question de ce qu’est c’est vraiment. Concrètement, le mental, c’est quoi ?

Déjà, et contrairement à ce que les expressions que je viens de citer en exemple laissent sous-entendre, le mental n’est pas un état, mais un processus. Par définition donc, perpétuellement en mouvement. On ne naît pas vainqueur ou perdant. Certes nous ne sommes pas tous égaux, ni fabriqués selon le même moule – c’est bien cela qui nous rend unique !  Mais la manière dont nous choisissons de répondre aux circonstances qui ponctuent notre vie à chaque instant contribuera à forger ce fameux mental – et à faire la différence.

Je souhaite vraiment insister sur le caractère apprenable du contrôle que nous pouvons exercer sur notre mental. Mais pour qu’il n’y ait aucune confusion, je préciserai que contrôler son mental ne veut pas dire s’absoudre de toute émotion inconfortable et devenir une machine de guerre insensible ne cherchant qu’à « gagner » (pour peu que cela veuille dire quelque chose). Ok je grossis le trait mais je pense que nous sommes toutes d’accord pour se dire que ce n’est pas vraiment ce à quoi on aspire ! Avoir un mental fort ne revient pas à neutraliser ou réduire certaines facettes de notre personnalité ; bien que nous puissions particulièrement être tentées de le faire, en entreprise par exemple en gommant une partie de notre féminité pour asseoir notre autorité, préconçue comme un trait plutôt masculin. Je vois le mental comme l’exact opposé. L’objectif ne sera pas de chercher à devenir moins sensible ou émotive. Et je ne vois d’ailleurs aucun intérêt à chercher à supprimer cet aspect qui vous rend en même temps très empathique et alerte. A la place, on se concentrera pour mieux gérer les moments de sensibilité intense, et surtout la manière dont nous les assumons, comment nous y réagissons et comment nous nous en servons. Par exemple, ne pas s’excuser de pleurer parce qu’un collègue estimé se fait indûment licencier, mais plutôt assumer et révéler les valeurs qui sont mises à mal sur le moment.

Ainsi « avoir du mental », c’est s’accepter entièrement, son rythme, ses forces, mais aussi (surtout ?) ses faiblesses ; et ce en gardant à l’esprit les motivations et objectifs qui nous animent. Le mental regroupe donc à la fois : nos croyances, nos échecs et la manière dont nous les percevons, nos valeurs et motivations intrinsèques, et notre environnement. C’est cette force mentale qui nous permettra d’accomplir des tâches ingrates mais avec cœur, car on se rappellera pourquoi nous les menons. Comme celle qui maudira le dénivelé de soixante mètres à gravir sous la pluie lors d’une course à pieds, tout en sachant dans ses tripes que cette course marque un tournant dans sa vie après deux années de douleurs chroniques et que rien ne la fera abandonner. C’est aussi cette force mentale qui nous évitera de vouloir rendre son bébé qui hurle sans arrêt depuis des jours et des nuits (ou du moins de passer à l’acte !).

Être capable de voir plus loin que l’instant présent est une des caractéristiques les plus précieuses que la force mentale va nous apporter durant notre cheminement intérieur. On ne sait pas encore exactement qui nous sommes, ni ce que nous voulons exactement et encore moins comment l’obtenir… autant dire que les incertitudes sont légion ! Il nous faut une bouée à laquelle s’arrimer pour reprendre son souffle quand on ne sait plus trop dans quelle direction aller.

Mais avant d’explorer la manière de nourrir suffisamment de confiance et de lâcher-prise pour laisser sa force mentale se révéler ; je voudrais revenir sur l’influence de nos pensées et du mental sur notre corps.

Le mental tout-puissant ?

Le mental est un processus psychique, influencé à la fois par des facteurs intrinsèques et extrinsèques. C’est ce qui a valu à Pavlov le Prix Nobel de Médecine au début du 20è siècle avec la mise en évidence des réflexes conditionnés, en démontrant qu’un stimulus extérieur peut déclencher une réaction physiologique systématique. Cela a ouvert la voie aux thérapies cognitivo-comportementales (TCC) et aux neurosciences qui visent en schématisant à « reprogrammer » nos schémas de pensée. En simple : l’humain a la capacité de créer et influencer ses pensées !

Si cela peut paraître banal ou évident pour certaines personnes, le plus souvent initiées, cela génère le plus souvent du rejet en première lecture. Cela fut clairement mon cas en ce sens que j’estimais absurde de penser qu’il suffisait de dire « je vais bien », pour aller bien. Et en effet, ce n’est pas complètement faux : on ne peut pas piéger notre cerveau si facilement ! La raison pour laquelle la méthode Coué ne fonctionne pas ou seulement à très court terme – surtout dans nos quotidiens si exigeants et stressants – est qu’il faut que la pensée soit sincèrement intégrée, au plus profond de nous, pour être acceptée.

De plus, une certaine incompréhension (ou colère) peut jaillir en extrapolant « l’humain a la capacité de créer ses pensées » vers « c’est donc de ma faute si j’ai des pensées néfastes ou négatives ». Cette culpabilité peut prendre la forme d’un repli sur soi en fragilisant encore plus la confiance en soi, et/ou de la colère envers les personnes qui affirment ce fait. Les deux réactions n’étant pas exclusives l’une de l’autre forment ainsi un cocktail explosif. Quand elles se manifestent, ces attitudes de rejet ou de culpabilité indiquent typiquement une non-acceptation de soi, de son passé, et de son système de croyances. Or c’est une étape fondamentale à son développement personnel, qu’il faut prendre le temps de dénouer et dépasser avec patience et bienveillance.

Ce qui m’embêtait avec le postulat que nous sommes capables de créer nos pensées, c’est que le pont vers l’adage du « quand on veut, on peut » est quasiment direct. Or aujourd’hui, non seulement on veut tout, mais on nous impose de réussir tout aussi. Cela sous-entend ainsi une accusation implicite, que ceux qui ne réussissent pas seraient coupables d’un manque de volonté. Voire même de feignantise, péché suprême dans nos sociétés hyperactives ! Un peu à l’image des personnes obèses qui sont encore trop souvent stigmatisées, présumées coupables de paresse physique et mentale. Et oui c’est bien connu, il suffirait de manger moins et faire plus de sport (sic) ! Bien évidemment, tout ceci est infiniment plus complexe.

Dans nos sociétés où le succès et la réussite sur tous les plans, surtout si on est une femme, et encore plus si l’on est mère, est une injonction de vie ; je trouve cette expression « quand on veut on peut » extrêmement culpabilisante. Elle nous nie le droit d’avoir certaines limites. Accomplir seule le travail de quatre personnes, charge mentale domestique, transports, bousculades ou bouchons, sentiment d’échec à équilibrer vies professionnelle et personnelle, syndrome de l’imposteur … La liste est longue.

En lisant cette phrase de Lise Bourbeau, un an après que ma crise de dos se soit déclenchée, j’ai craqué. Pleuré de colère comme de soulagement : « tous les humains sont limités et lorsqu’une personne n’écoute et surtout n’accepte pas ses limites, elle se fait beaucoup de mal physiquement, mentalement et émotionnellement[1] ». Ainsi notre mental aurait réellement la capacité de nous meurtrir pour se faire entendre si on l’ignore trop longtemps…

[…]

Envie d’aller plus loin et découvrir l’auto-coaching ? C’est offert et c’est juste ici !

On ne peut pas modifier quelque chose que l’on refuse de voir exister. Pour évoluer, il est donc nécessaire de s’accepter, avec son passé, ses limites et ses zones d’ombre. De toutes les prises de conscience, je crois que celle-ci est la plus puissante. Qu’est-ce qu’elle vous évoque à vous ? J’ai hâte de vous lire en commentaire!


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[1] La puissance de l’acceptation, Lise Bourbeau, p. 159

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