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LPOWER : créez votre propre modèle d’accomplissement (2/3)

Ce n’est pas tant écrire le livre que de franchir le cap de partager ces mots publiquement qui a été le plus grand défi. Ces mots, qui se sont enchaînés avec cœur et instinct, sont le reflet des valeurs, expériences et apprentissages que je souhaite profondément incarner chaque jour… et transmettre.

Et si on disait stop au stress et à une vie en pilotage automatique ? Femme, mère, professionnelle, toutes ces casquettes se mélangent et nous épuisent. Mais au fond je veux quoi moi ?

LPOWER : créez votre propre modèle d’accomplissement, c’est le livre qui parle de ce jour où vous, moi, avons décidé de nous réapproprier notre énergie et le leadership de notre vie. Vous avez le pouvoir de créer la vie que vous méritez.

J’ai longtemps cru que la vie devait être faite de renoncements. Je n’assumais pas mes ambitions de vie, ni la personne que je voulais vraiment être. Pourtant en apparence j’avais tout… jusqu’au jour où ma santé m’a rattrapée, en me mettant à terre. Une épreuve difficile mais salvatrice ; à la fois si banale et unique en son genre, cela a été le catalyseur de deux années de recherches, de découvertes et d’apprentissages en quête d’une vie qui fasse sens. Et non : les sacrifices ne sont pas indispensables à l’équation !

Ce livre, c’est la synthèse de près de 3 années d’introspection, de recherches, et d’échanges qui ont abouti à cet itinéraire, à la fois introspectif et de mise en action. Je vous propose de décrypter et mettre en pratique avec le workbook qui l’accompagne les quatre grandes étapes de ce cheminement sur-mesure : Accepter, Réinitialiser, Préparer et Agir.

Et c’est avec un mélange de fierté, d’humilité, d’excitation et de peur que je vous partage ici sur le Blog la première partie : Accepter – Guérir du passé, ce n’est pas l’oublier.

Retrouvez chaque dimanche d’août en exclusivité un nouvel extrait de mon livre LPOWER ici sur le Blog. Avant sa parution le 03 septembre 2020 !

Et en attendant, je vous offre l’intégralité de la première partie en téléchargement, ainsi que les exercices de coaching qui l’accompagnent juste ici !

Chapitre 2 : Grandir de ses échecs (extrait)

Chaque société, culture, dira qu’elle a des progrès à faire sur l’acceptation de l’échec comme étapes banales et indispensables de la vie. Toutefois la nôtre, en France, est particulièrement stricte et rancunière vis-à-vis de l’échec.

Le philosophe Charles Pépin l’explique merveilleusement bien dans son livre intégralement dédié au sujet[1]. Il compare notamment l’approche poursuivie par les étudiants ou jeunes entrepreneurs français vs. américains : fast track vs. fast fail. En France, on encense l’étudiant, le travailleur, l’entrepreneur qui enchaîne les classes, les diplômes, les emplois ou les contrats sans jamais faillir. Le redoublement, le licenciement, le dépôt de bilan… Ces évènements somme toute si banals et communs, sont regardés d’un œil suspicieux voire méprisant ici en France. Nous serions coupables d’incompétence, quel que soit pourtant l’ampleur de l’objectif que l’on poursuivait, ou les raisons qui ont amené à cet « échec ». Coupables.

C’était d’ailleurs une partie de mes prérogatives en tant qu’analyste financier. Un métier extrêmement enrichissant mais qui doit aussi se conformer aux exigences de rentabilité poursuivis par les groupes privés pour lesquels je travaillais (qui endossent aussi un rôle économique d’envergure publique indéniable, mais c’est un autre sujet). Dans les grandes lignes, le cœur de mon métier consistait à analyser la solvabilité d’une entreprise, et sa capacité à payer ses fournisseurs afin d’accorder ou non des lignes de crédit. Et quel est le premier check à effectuer selon vous ?

C’est cela, il s’agit de vérifier si le gérant a déjà connu une ou des procédures collectives (dépôt de bilan, redressement judiciaire, liquidation, etc..) par le passé. Si la réponse est oui, un gros malus sera déjà apposé à la note de la nouvelle entreprise même si elle est en bonne santé financière. Charles Pépin rappelle d’ailleurs que jusqu’en 2013, la Banque de France répertoriait même tous les chefs d’entreprise qui avaient subi une liquidation (fichier 040), leur rendant très difficile, voire impossible, tout accès à des crédits (personnels ou professionnels).

Cependant, dans un contexte de crises et d’incertitude économique prolongées, il est impératif de relancer la création de richesse. Et cela passe notamment par l’entreprenariat. Un changement de mentalité est en train de s’opérer, et c’est en ce sens que la Banque de France a supprimé ce fichier. Ce type de mutation est bien évidemment un processus très long, il suffit de voir la difficulté à obtenir un prêt pour un travailleur indépendant). J’espère toutefois, en partageant ces lignes et cette approche, contribuer à modifier notre vision de l’échec sous un regard neuf et bienveillant. C’est d’ailleurs extrêmement gratifiant pour moi d’avoir rejoint l’association 60 000 Rebonds en tant que marraine, afin d’accompagner des entrepreneurs ayant connu une liquidation judiciaire à rebondir vers un nouveau projet.

L’approche anglo-saxonne du fast fail est extrêmement inspirante et donne à réfléchir. Le rêve américain (AWOL, American Way Of Life). La légende du self-made man (désolée pour tous ces anglicismes… je me soigne !). Aux Etats-Unis, entreprendre un projet, c’est être audacieux comme le décrit Charles Pépin. Il évoque même une anecdote très parlante : à la faculté de médecine de Boston, les aspirants étudiants étant trop nombreux, ils sont notamment choisis selon qu’ils aient entrepris d’autres études avant d’avoir réalisé que la médecine était vraiment leur voie.

Je n’ai pas trouvé la source exacte de cette histoire. En revanche, les conditions d’admissions demandent aux aspirants médecins, de disposer comme prérequis d’au moins trois à quatre années d’études (Bachelor), et un champ plutôt vaste de compétences : physiques, biologie, littérature, sciences humaines (avec une emphase particulière sur cette dernière), etc… Outre les compétences acquises, cela permet aux étudiants d’explorer plusieurs domaines avant de choisir la médecine[2].

Résilience, sagesse & humilité

« La difficulté attire l’homme de caractère, car c’est en l’étreignant qu’il se réalise lui-même » Charles de Gaulle [3]

C’est la définition même de la résilience. La capacité à ne pas se faire terrasser par une épreuve mais plutôt d’en ressortir plus vigoureuse encore. De se réaliser au travers de la difficulté, d’en tirer des leçons et surtout d’apprendre à se connaître sans filtre. Les épreuves de la vie nous poussent dans nos retranchements. Elles peuvent paraître insignifiantes ou dramatiques, c’est une question de perception qui nous est propre. Certaines d’entre-nous seront bouleversées par une dispute amicale ou familiale sur un sujet de la vie quotidienne, quand d’autres resteront imperturbables après s’être fait licenciée ou cassé une jambe.

Mais ne tombez pas dans le piège ! Ce n’est pas qu’une question de chance à la loterie génétique de l’optimisme. Je ne vous laisserai pas (re)tomber dans le jeu de la victimisation. Nous l’avons vu ensemble dans le premier chapitre, nous avons le pouvoir de choisir nos pensées en toutes circonstances. Et c’est un entraînement quotidien, pour les toutes petites choses, afin de muscler cette compétence et être prête à réagir de manière constructive lors de vraies épreuves de la vie – quelles que soient la définition que vous en avez, car c’est votre perception qui compte.

Vous aurez sans doute remarqué que je mets épreuve et échec exactement au même niveau. Ce qui compte encore une fois n’est pas tant l’issue de l’évènement, que vous ayez « gagné » ou non, passé le diplôme, décroché le job, obtenu gain de cause en justice.

Non ce qui compte vraiment c’est comment vous êtes-vous comporté pendant ce temps ? Comment avez-vous fait face ? Comment avez-vous résisté ? Trouvé les solutions à chaque nouvelle intersection ?

Quelle a été votre attitude envers vos proches ? Avez-vous pris vos responsabilités dans la recherche de solutions ou avez-vous fui le sujet ? Avez-vous accusé la terre entière ou accepté la situation telle qu’elle est ?

Et surtout, pensez-vous avoir réagi comme vous imagineriez votre « best self » réagir ou êtes-vous revenue à vos anciens automatismes ?

Quelle que soient les réponses à ces questions, ce qui compte c’est la conscience que nous avons de ce qui nous entoure. De se rappeler et d’accepter avec humilité que beaucoup de choses ne dépendent pas de nous.

Honor the struggle[4] nous dit Brendon Burchard, High Performance coach aux Etats-Unis – que l’on pourrait traduire par « honorez la lutte, l’épreuve ». Les difficultés et les échecs sont l’occasion d’affirmer notre caractère.

La résilience s’apprend. Forcément, plus nous aurons eu à surmonter de défis et d’épreuves jeunes, plus la probabilité d’être mieux armée une fois arrivée à l’âge adulte sera élevée. Ainsi, plutôt que de maudire les défis, les échecs, et mêmes les traumatismes que vous avez pu rencontrer, dites-vous que cela a été autant d’évènements venus renforcer qui vous êtes aujourd’hui. Encore une fois, j’insiste sur l’importance de vous accepter dans votre entièreté, non pas malgré mais avec vos défauts et vos failles.

Prenons une des personnalités les plus fantasmée de la planète : Steve Jobs. Il a révolutionné l’informatique, les télécommunications et la manière dont nous consommons en général. Pourtant il fut licencié d’Apple en 1985, société qu’il avait pourtant créée ! Ce n’est que vingt ans plus tard qu’il dira, lors de son remarquable discours à Stanford[5] :

« Je ne l’ai tout d’abord pas vu comme cela, mais je pense maintenant que le fait d’avoir été renvoyé d’Apple a été la meilleure chose qui puisse m’arriver. Le poids de la réussite a été remplacé par la légèreté de devenir à nouveau un débutant, avec une vision moins assurée des choses. Cela m’a libéré et permis d’entrer dans une des périodes les plus créative de ma vie… Ce fut un médicament au gout affreux mais je pense que le patient en avait besoin »

Je vous invite vraiment à visionner ce discours de quinze minutes incroyablement riche d’enseignements. Ce que je retiens aussi de ses paroles, c’est qu’à aucun moment Steve Jobs ne cherche à accuser les autres des déboires qu’il a connus. Que ce n’était pas sa faute, qu’il n’était pas né dans les bonnes conditions, etc… Au contraire, il accepte intégralement le contexte de sa naissance et reconnaît comment à son insu cela a influencé ses choix, jusqu’au moment où il a pu les faire en conscience.

Certaines activités favorisent vraiment cette prise de conscience sur le rôle de l’égo, la responsabilisation et la confiance en soi ». Je pense notamment à l’équitation que j’ai eu la chance de commencer jeune, à six ou sept ans. Puis vers l’âge de douze ans, mes parents m’ont offert ma jument, Harmonie, avec qui je faisais des concours de saut d’obstacles. Une sacrée responsabilité déjà, dont je ne me suis aperçue que très tardivement ! Chaque jour, j’allais au collège puis lycée, puis le soir j’allais monter ma jument, et rentrais à la maison faire mes devoirs – j’ai eu les félicitations pendant toute ma scolarité. Pendant les vacances scolaires, je me levais tôt (9h pour une ado ça équivaut à 5h du matin, non ?!) pour aller monter, puis faire les devoirs, et avoir le temps l’après-midi ou le soir de voir les copains. Je me réveillais aux aurores tous les dimanches, plus motivée que jamais, pour partir en concours, dans des petits villages de Normandie, où l’on passait la journée. Et à cheval, il y a deux attitudes possibles. Soit on accuse son cheval de faire n’importe quoi dès que l’on n’est pas vainqueur (pas très sport). Soit l’on accepte que certaines choses ne dépendent pas de nous, tout en prenant nos responsabilités de maître du cheval (éveil au leadership). Et là où je montais, il n’était pas question de se décharger sur son cheval. Je me rappelle très bien mon entraîneur me féliciter même si je n’avais fait qu’un résultat moyen, mais car ma jument était bien et que je m’étais appliquée. Tandis qu’il pouvait m’incendier malgré un sans-faute et un bon classement, que je ne devais qu’à Harmonie qui m’avait sauvée toutes les fautes. La qualité et le respect, plutôt que le résultat à tout prix.

Finalement, l’échec est l’occasion de faire une pause et de réfléchir au sens de nos actions. De vérifier l’étendue de ce qui nous sépare de nos aspirations, de notre sérénité. Chaque échec est en réalité une chance de se réinventer, de trouver ce que nous ne cherchons pas ! C’est le concept de sérendipité. Comme l’écrit Charles Pépin, « nos échecs peuvent avoir pour vertu de nous rendre disponibles, de favoriser un changement de voie, une bifurcation existentielle qui s’avèrera heureuse.[6] » Je sais que cela peut surprendre, mais je ne serais pas en train d’écrire ces lignes si je n’avais pas été terrassée par mes douleurs de dos et pelviennes. Si elles n’avaient pas été si intenses, je n’aurais jamais eu le courage de me confronter à mes contradictions les plus enfouies. A remettre en cause si profondément mon mode de vie par rapport à mes aspirations de liberté. Une valeur que je me connaissais mais dont je sous-estimais l’importance de sa pleine réalisation pour me sentir en congruence, en alignement.

[…]

Envie d’aller plus loin et découvrir l’auto-coaching ? C’est offert et c’est juste ici !

Est-ce que cette vision alternative de “l’échec” vous inspire plus de bienveillance pour vous-mêmes ? Et peut-être aussi de vous permettre de les relire sous l’angle de l’apprentissage ? Dites-moi tout en commentaire !


Vous pouvez aussi prendre Rendez-vous directement avec moi pour faire connaissance et discuter de vos projets, et des solutions que nous pourrions envisager pour les concrétiser !


[1] Les vertus de l’échec, Charles Pépin

[2] “Qualities of intellect, character, compassion, motivation, preparation, and life experience are all considered; as these factors may each influence a physician’s potential to succeed in a rapidly changing and pluralistic society” – https://www.bumc.bu.edu/busm/admissions/application-process/

[3] Mémoires de Guerre, Charles de Gaulle (1942)

[4] High Performance Habits, Brendon Burchard, Hay House, 2019

[5] https://www.youtube.com/watch?v=x1Z9Ggqr84s

[6] Les vertus de l’échec, Charles Pépin, p.87

8 commentaires sur “LPOWER : créez votre propre modèle d’accomplissement (2/3)”

  1. Bonjour, merci pour ce bel extrait ! Effectivement les échecs permettent de surmonter les difficultés, de se remettre en question et de nous rendre plus fort ! Hâte de lire la suite de votre livre 🙂

  2. Quel sujet ! Le fait que tu donnes à l’échec un visage humain nous connecte à sa réalité universelle. Merci 🙂 C’est vraiment un sujet qu’il devient urgent de transformer. La culture de l’échec apprenant est nécessaire pour la construction de soi.

    1. Amélie j’adore cette expression l’échec apprenant ! Comme à l’accoutumé tu as toujours les mots justes c’est un réel plaisir de te lire, je te remercie du fond du coeur pour ce partage 🙂

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